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Le hérisson d’Europe : une espèce protégée en France
Il traverse parfois nos jardins à la tombée de la nuit, se roule en boule lorsqu’il se sent menacé et semble être devenu un habitué de nos paysages urbains et ruraux. Pourtant, le Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus) n’est pas simplement un petit mammifère familier de nos jardins : c’est aussi une espèce protégée en France. Mais que signifie réellement cette protection ? Et pourquoi les études environnementales s’intéressent-elles à des espèces que l’on pourrait croire communes ?
Le Hérisson d’Europe est un mammifère insectivore facilement reconnaissable à son corps recouvert de milliers de piquants.
Principalement actif au crépuscule et pendant la nuit, il fréquente une grande variété de milieux : jardins, haies, prairies, lisières forestières, parcs ou encore espaces agricoles.
Son régime alimentaire est principalement composé de petits invertébrés, notamment d’insectes, de vers et de gastéropodes.
Sa présence dépend donc aussi de la qualité et de la diversité des habitats qui l’entourent.
semantix_photo on flickr – no modifications©
Enzo Roussarie – AMOnia environnement©
Le Hérisson d’Europe figure parmi les mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire métropolitain. Cette protection est fixée par l’arrêté du 23 avril 2007 relatif aux mammifères terrestres protégés.
Concrètement, la réglementation interdit notamment la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement des animaux, ainsi que leur perturbation intentionnelle dans le milieu naturel. La protection concerne également certains sites de reproduction et aires de repos, lorsqu’ils répondent aux conditions prévues par la réglementation.
Cela signifie qu’un projet d’aménagement doit tenir compte de la présence éventuelle de cette espèce lorsqu’elle est susceptible d’être concernée.
Pourquoi une espèce protégée doit-elle être recherchée lors d’une étude environnementale ?
Lorsqu’un projet modifie un espace naturel ou semi-naturel, il peut affecter les habitats utilisés par différentes espèces. Pour identifier ces enjeux, un bureau d’études en environnement peut réaliser des inventaires naturalistes permettant de caractériser la faune et la flore présentes sur un site.
Pour le hérisson, cela peut notamment passer par l’observation d’indices de présence ou par des méthodes d’inventaire adaptées aux objectifs de l’étude. Mais l’enjeu ne consiste pas uniquement à savoir si un animal a été aperçu.
Il faut également comprendre comment il utilise le site : zone d’alimentation, déplacement, refuge, reproduction ou repos.
Cette approche permet de mieux évaluer les conséquences potentielles d’un projet sur la biodiversité.
Protéger une espèce, c’est aussi préserver ses habitats
La présence d’une espèce protégée rappelle une réalité essentielle : protéger la biodiversité ne consiste pas uniquement à protéger les animaux eux-mêmes.
Un hérisson a besoin de nourriture, de végétation, de zones de refuge et de possibilités de déplacement.
Une haie supprimée, une clôture infranchissable, une zone fortement artificialisée ou la disparition d’un espace favorable peuvent ainsi modifier les conditions de vie de l’espèce.
À l’échelle d’un projet, la prise en compte de ces éléments peut conduire à adapter les travaux, préserver certains secteurs ou mettre en place des mesures adaptées.
Et si vous en croisez un dans votre jardin ?
La meilleure chose à faire est souvent… de le laisser tranquille.
Évitez de le manipuler inutilement et conservez autant que possible des espaces favorables à la petite faune : végétation, haies, zones refuges et passages permettant aux animaux de circuler.
Et surtout, si vous souhaitez aider la biodiversité de votre jardin, pensez aussi à limiter l’utilisation de produits chimiques et à maintenir une diversité de végétation.
marcazgranville on flickr – no modifications©
Le saviez-vous ?
Le Hérisson d’Europe n’est qu’une des nombreuses espèces protégées présentes en France. L’Office français de la biodiversité met à disposition des ressources permettant de découvrir les espèces de la faune et de la flore, ainsi que leur écologie et leur réglementation.
Pour un bureau d’études en environnement, l’identification des espèces protégées constitue donc un enjeu important des études naturalistes : mieux connaître les espèces présentes permet de mieux comprendre les enjeux écologiques d’un site et d’intégrer la biodiversité dans les projets d’aménagement.
Chez AMOnia, les inventaires naturalistes et les études environnementales permettent justement de mieux caractériser ces enjeux et d’accompagner les projets dans leur prise en compte de la biodiversité.
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